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septembre 2011
MONDIALISATION ET SOCIETE FRANCAISE

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N°9 - mai 2003

Leçons d'un conflit, pour la France et l'Europe

  • Leçons d'un conflit, pour la France et pour l'Europe
    LA guerre d’Irak s’est terminée rapidement, comme prévu. La suite sera sans doute plus longue, et demeure incertaine. En ce qui nous concerne, une autre confrontation, entre la France et les Etats-Unis, semble succéder à la guerre: on peut y lire un triple message, en regrettant toutefois certaines intempérances de langage, bien réparties de part et d’autre de l’Atlantique . Elles donnent la nostalgie des méthodes diplomatiques éprouvées depuis quelques siècles.
    lire l'article
  • Stratégie: réflexions sur la notion de risque
    Sans connaître la pensée stratégique intime de Jacques Chirac, force est de constater que sa démarche s’inscrit dans les réflexions approfondies menées par l’OTAN sur les risques extérieurs auxquels sont exposées des sociétés et des nations comme la France et sur la panoplie de moyens pour y faire face.
  • L'action militaire : "un homme, une mission, des moyens"
    DEPUIS des siècles, la conduite d’opérations militaires exige que les ordres soient pris en temps voulu et suivent une chaîne claire d’exécution. La confusion ou la rupture dans la ligne de commandement conduisent soit à des défaites soit à des dommages inutiles. Ce grand principe de commandement n’est pas une paranoïa de la bureaucratie militaire mais répond au besoin de maîtriser les risques d’engagement de forces contre des adversaires, dans des situations rapidement évolutives.
Vu d'ailleurs
  • Royaume-Uni: pourquoi l'intervention aux côtés des Etats-Unis ?
Dossier
  • Après l'Irak, liberté et relations internationales
  • France Etats-Unis : une crise exceptionnelle ?
    Les rapports de la France et des Etats-Unis traversent une phase difficile depuis plusieurs mois. S'agit-il, à votre avis, d'une période de tension banale, comme il s'en est produit assez souvent au cours de l'histoire récente, ou d'une crise plus profonde?
Leçons de l'histoire
  • Guizot : la France, puissance moyenne
    « De l’esprit de conquête et de l’usurpation» de Benjamin Constant est le livre souvent cité quand on évoque ce que peut être la politique étrangère du libéralisme. Benjamin Constant y rappelle qu’un pays peut chercher soit à accaparer ou rançonner des territoires, soit à échanger des produits avec ses voisins. La première attitude, celle de la force, est le prolongement naturel vers l’extérieur d’un fonctionnement intérieur autoritaire, tandis que la seconde est conforme à l’esprit de respect qui fonde le libéralisme. Or l’évolution historique tend à démontrer la supériorité du commerce sur l’affrontement et donc de la pratique libérale. Dans l’affrontement, il y a toujours un perdant et sauf à être de façon évidente le plus puissant, nul n’est sûr de vaincre. Dans l’échange commercial en revanche, il n’y a que des gagnants, cet échange favorisant la spécialisation et l’amélioration des performances économiques. Pourtant, faire de la généralisation de la démocratie un facteur de paix, c’est oublier qu’un pays démocratique peut en pratique se montrer agressif. Molinari, un libéral original du XIXème siècle constatait que dans une démocratie la politique étrangère a un rôle propre dans le débat électoral: elle fait appel à l’émotion et à la fierté collective alors que les problèmes intérieurs du pays font plutôt appel à la raison. Molinari prend l’exemple des Girondins de 1792, libéraux qui pensaient trouver dans la guerre le moyen de consolider 1789. Depuis le Romain Flaminius, vainqueur acclamé à Corinthe au nom de la liberté grecque, jusqu’à la théorisation actuelle du droit d’ingérence, il y a ainsi une tendance à considérer que la liberté crée des obligations qui peuvent justifier la guerre. Or, entre le messianisme de la liberté et le pacifisme libre-échangiste, s’inscrivent les thèses de Guizot ministre des affaires étrangères. Celui-ci a défini la France de 1840, vingt-cinq ans après Waterloo, comme la première des puissances moyennes - expression reprise ensuite par VGE. Moyenne, elle n’avait pas vocation à s’engager dans des aventures militaires ou dans des prises de position agressives fondées sur une mission historique à assumer. Mais puissance, elle se devait de défendre son intégrité tant territoriale que juridique, c’est à dire qu’elle était capable de mobiliser des soldats comme de répondre par sa politique douanière à la déloyauté économique. Pour lui, il ne s’agissait pas de mesurer la place internationale effective de la France. Il s’agissait de défendre une démarche diplomatique présentée comme libérale car visant à contenir l’Etat, vis-à-vis de sa population en restreignant ses dépenses militaires, vis-à-vis du reste du monde en s’interdisant le recours à un discours excessif ou inspiré.
  • Interventionnisme et non-ingérence, menaces contre la liberté ?
  • Guerre télévisée, guerre démocratique ?
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