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MONDIALISATION ET SOCIETE FRANCAISE

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N°59 - juillet aout 2008

BILAN POLITIQUE -

  • réformes et crises, un même besoin de vérité
    Si les réformes progressent, malgré les difficultés, c’est largement grâce à un discours de vérité fortement martelé depuis le début de la campagne présidentielle. Notre pays prend ainsi peu à peu conscience qu’il ne retrouvera la croissance qu’en s’adaptant aux nouvelles conditions du monde. Il reste à tenir le même discours sur nos crises financières.
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Enjeux
  • la brume se lève
    L’été français est traditionnellement une période curieuse, c’est une période où se mettent en place, sans vagues, des mesures que l’on découvrira sans plaisir à la rentrée. Juillet 2008 ne déroge pas à cet usage, il fait découvrir des taxes supplémentaires et des indicateurs socio-économiques qui deviennent moins favorables, sans pour autant faire les titres des journaux.
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  • Europe, la fin d'une illusion
    Le climat européen n’est pas bon. Entre le non irlandais et les réticences polonaises ou tchèques, l’acquis des cinquante dernières années n’est sans doute pas remis en cause, mais le projet semble bien mort d’une Europe politique et encore plus celui d’une "Europe puissance".
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Dossier

  • Un an ne suffit assurément pas pour réaliser un bilan. On peut néanmoins observer la multiplicité des chantiers mis en œuvre et  la constante action réformatrice du gouvernement , caractérisée par la détermination, mais aussi par lune certaine flexibilité et par un pragmatisme parfois opportuniste.

    A l’inverse des réformes de1958, aucune logique générale n’a véritablement été affichée ni aucune cohérence recherchée. Une bonne moitié du catalogue établi par la commission Attali a néanmoins été abordée, plus ou moins dans le désordre. Un premier groupe de réformes, relativement claires et franches, est constitué par les régimes spéciaux de retraite, la carte judiciaire et les universités. Un autre groupe rassemble des réformes menées plutôt par "grignotage", durée hebdomadaire du travail, “révision générale des politiques publiques”, “modernisation économique”. Pour ne pas trop mobiliser les oppositions, on procède ici par touches successives, voire par bombes à retardement, avec le risque de certains inachèvements ou de résistances résurgentes. Les changements qui en résultent sont réels. La RGPP, par exemple conduit à certaines réorganisations de fond dans les administrations publiques et à des assouplissements sensibles du statut de la fonction publique.

    La méthode choisie peut laisser perplexe et rompt manifestement avec notre tradition cartésienne. A contrario, la multiplicité des initiatives et l’absence apparente de cohérence deviennent une forme de méthode qui a, jusqu’alors, empêchéla cristallisation des rejets.

    Reste cependant une étrange et sérieuse lacune. La question du déficit des finances publiques comme celle de la dette sont contournées , tandis que notre fiscalité demeure un monument de complexité générateur de frustrations politiques et d’inefficacité économique. Peut être, par habileté tactique, le traitement de ces problèmes est-il gardé pour un second temps. Le grand risque est qu’à trop différer leurtyraitement, ces questions non résolues risquent de rendre vaines toutes les réformes déjà engagées.
  • Perception des réformes
    Le jugement de l’opinion publique sur les réformes dépend de quatre facteurs : sont-elles nécessaires ? auront-elles à terme des effets positifs ? portent-elles atteinte à mes acquis ? et, enfin, sont-elles justes ?
  • Quelle économie politique ?
    Le jeu est traditionnel : le gouvernement fait-il une politique de l’offre ou de la demande ? Est-il libéral ou ne l’est-il pas ?
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  • Réconcilier économie et écologie
    Salué à l’automne comme un succès, le "Grenelle de l’environnement" s’enlise dans les deux marais habituels de la décision publique : la bureaucratie administrative et la disette budgétaire. Mais cette grand-messe aura eu au moins un mérite : faire progresser en France la prise de conscience que l’écologie et l’économie ne sont pas les deux sœurs ennemies de la croissance.
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  • Pouvoir d'achat, la fausse solution de la baisse des prix
    Largement élu pour avoir été le candidat du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy a choisi une voie spécifique : celle d’une plus grande concurrence censée faire baisser les prix. Or, cette stratégie risque de conduire à plus d’inconvénients que d’avantages pour le pays.
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  • Réforme universitaire, première étape
    Conformément aux promesses de campagne, la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, dite " loi LRU ", a été l’un des tout premiers textes votés par la nouvelle majorité . Il est trop tôt pour dresser un bilan d’une mise en œuvre qui s’étalera sur plusieurs années. Du moins commence-t-on, à la lumière des évènements survenus depuis près d’un an, à discerner ce qu’on peut en attendre.
  • Enseignement, une réforme à petits pas
    Affichée comme une priorité absolue au lendemain de l’élection présidentielle, la réforme de l’enseignement scolaire n’a pas encore été véritablement engagée. Peut-être parce que les gouvernements successifs, depuis une vingtaine d’années, ont renoncé à opérer de grandes réformes dans ce secteur, comme l’ont été en leur temps les réformes Fouchet, Haby, Chevènement, voire Jospin…La méthode des touches successives semble désormais avoir la préférence des ministres et en particulier de M.Darcos.
  • la nouvelle télévision publique
    Le rapport Copé, amendé par le Président de la République, annonce une profonde mutation de la télévision publique, rendue nécessaire par le bouleversement de son environnement. L’attention des commentateurs s’est toutefois focalisée sur des aspects mineurs de la réforme alors que le point important est plutôt la tentative de remettre le contenu au centre de la stratégie.
  • Réformes, adhésion ou résignation
    La réforme est le maître mot de l’action du Président de la République et du Premier Ministre. La rupture par rapport à la situation antérieure est spectaculaire par le nombre des projets engagés, leur simultanéité et le rythme rapide de l’action De façon surprenante ce programme sans précédent ne suscite ni fièvre ni fureur, il se déroule plutôt dans la perplexité de l’opinion publique.
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  • Réformes, ruptures et révolutions
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  • Une religion de l'Etat
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  • Sport Spectacle et sport éducation
    A la veille des Jeux Olympiques de Pékin, le sport est plus que jamais sujet passionnel. Est-ce un grand spectacle vitrine politique susceptible de boycotts ? Doit-on opposer un vedettariat scandaleusement surpayé à l’éducation populaire ? Est-ce un support privilégié "opium du peuple“ et images de fiertés nationalistes ? … Toutes ces questions se posent, bien sûr car la question est complexe. Le sport c’est à la fois une économie, un budget et des politiques. Pour se forger une opinion, il importe d’aller au-delà des slogans et du strass médiatique.
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  • Un secteur économique à part entière
    A l’exemple des sports d’hiver qui sont devenus le moteur économique de régions entières, l’activité sportive en général est un secteur économique réel et dynamique, qu’il convient de gérer.
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  • Education sportive, un enjeu social
    Lorsque Jean Zay, ministre de l’Education Nationale de 1936 à 1939, organisait le sport à l’école, associant découverte des disciplines, développement personnel et activités de plein air, il créait une profonde révolution, mettant la pratique sportive à disposition de toutes les couches sociales.
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  • Esprit frfrançais, esprit britannique
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