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septembre 2011
MONDIALISATION ET SOCIETE FRANCAISE

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N°35 - décembre 2005 - janvier 2006

Crise des banlieues, la surenchère du vide

  • La crise des banlieues est ouverte depuis plus de trente années, riches de diagnostics souvent pertinents et de remèdes la plupart du temps inopérants, mais la dernière implosion ne représente-t-elle pas la partie émergée d’une profonde crise nationale ?
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Enjeux
  • Une crise structurelle et économique
    Ilissos: Comment catégoriser la crise des banlieues? Jean-Marc Daniel : C'est autant une crise culturelle qu'une crise économique. Nous voyons que des populations d'origines africaines sont en état de rupture, selon des schémas qu'on assimile à tort à l'Islam, et se réidentifient au passé colonial. Bien entendu, le chômage apparaît comme un facteur essentiel. Plus personne ne croit, dans ces populations-là, qu'on va le réduire. Et il est vrai que le taux de chômage demeure constant dans les emplois non qualifiés. Ici, le culturel et l'économique se nourrissent l'un l'autre de manière dialectique.
  • Médias et banlieues

    La cause est entendue. Les médias auraient donné à la crise des banlieues une ampleur injustifiée.


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Vu d'ailleurs
  • West Side Story

    Origine ethnique, immigration, pauvreté, discrimination raciale, religion, phénomènes de gangs, délinquance et criminalité : aussi dense que soit le catalogue, il ne répond pas à la diversité des situations, des causes et des effets. Durant les cinq premières années du troisième millénaire, l’Europe s’est trouvée confrontée, presqu'en un instant, au risque explosif, longtemps pressenti par certains, d’une mise en phase de tous ces éléments.


Dossier
  • banlieues, le probleme persistant de zones de non-droit
    On savait que certaines banlieues se transformaient en poudrières, que chômage et désespérance y favorisaient des zones de "non-droit". La jeunesse n'y croit plus qu'à la revendication. Le calme apparemment revenu n'est qu'un répit pour des décisions qu'on ne peut plus différer.
  • La tempête

    Certes, il faut raison garder. Sur les cinq ou six millions de personnes vivant en France et issues, directement ou non, de l’immigration, seuls quelques milliers de jeunes se sont livrés à des actions de violence brutale et inexcusable. Il reste que, par leur ampleur, ces mouvements ont stupéfié tous les observateurs dans le monde entier, portant à notre image une grave atteinte. Aujourd’hui il est de bon ton de prêcher l’apaisement et, pour la majorité des citoyens, de passer à autre chose. Le citoyen ne doit pas, pour autant, démissionner de ce qui est son honneur et sa dignité : réfléchir à l’avenir de son pays.


  • Une jeunesse sans repères

    D'abord, personne ne le dit, mais la plupart des délinquants qui ont mis le feu sont des Marocains. J'en suis très déçu, j'en suis peiné, car c'est ma communauté, mais il faut le comprendre pour comprendre le reste.


Positions et propositions
  • Rien à perdre
    Divers entretiens directs, et sans caméra, avec plusieurs jeunes concernés par les "événements" des banlieues, permettent de mesurer le constat d'incompréhensions totales entre les groupes sociaux et de discours instrumentalisés de manières très diverses par ceux qui s'expriment sur ce sujet.
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Leçons de l'histoire
  • Blocage et révolution, le syndrome Polignac

    CHAQUE événement politique dramatique provoque les mêmes affirmations : nous serions en 1788. Mais la fin de la Restauration mérite aussi notre attention.


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