|
|
N°32 - septembre 2005
Universités : La liberté condition du succès
-
LES universités françaises montrent des résultats souvent meilleurs qu’on ne le dit. Elles pourraient être excellentes si elles disposaient d’une réelle liberté.
lire l'article
Enjeux
- Grandes écoles, universités,deux mondes distincts
LA France paraît avoir une organisation originale de son enseignement supérieur entre le monde des Grandes Ecoles et celui des Universités. L'un sélectif à l'entrée, l'autre avec une sélection progressive tout au long du cursus; l'un formant des professionnels répondant à des besoins concrets, l'autre dégageant progressivement des élites jusqu'à l'identification des chercheurs dont nous avons besoin.
- Théorie, pratique, recherche, le modèle de la médecine
L’efficacité reconnue des universités médicales est garantie par la réunion indissociable de la formation théorique, de la formation pratique et de la recherche par les mêmes enseignants dans un même lieu.
Vu d'ailleurs
- Royaume-Uni indépendance et sélection
EN Grande-Bretagne, les universités sont indépendantes, concurrentielles, sélectives, et accordent autant d’importance à la découverte de la vie réelle qu’à l’enseignement. Elles connaissent aussi des problèmes de financement, au point que certains parlent de crise, et elles tentent de résister aux pressions de l’Etat qui souhaite les voir accueillir des candidats qui ne répondent pas toujours à leurs exigences.
- Où sont les chinois?
Les universités britanniques se plaignent de la baisse du nombre d’étudiants chinois inscrits pour 2005-2006. Par rapport à l’an dernier, leur chiffre a chuté de 21,3%, soit 3 464 contre 4 401. Il semble que ce recul soit dû aussi bien à l’amélioration des possibilités universitaires en Chine, qu’à des difficultés d’obtention de visas suscitées par le renforcement des procédures d’immigration.
Dossier
- Universités et recherche
L'Université, tout le monde l'admet, ne va pas aussi bien qu'elle le pourrait. Les comparaisons avec l'étranger sont souvent en défaveur du modèle français. Chacun s'accorde sur le diagnostic. Il n'a manqué aux gouvernants que la force de résister aux pressions.
- L'avenir est dans l'autonomie
Ilissos : Le bilan de l’enseignement supérieur paraît sombre, puisqu’il est jugé souvent inefficace, socialement injuste et défavorable à la recherche. Ne serait-ce pas, d’abord, un problème d’organisation ?
lire l'article
- Fermons le CNRS et l'INSERM
Ilissos : Quels vous paraissent être les problèmes fondamentaux de l’enseignement supérieur en France ?
- L'argent des universités
Certaines universités françaises ne peuvent plus couvrir leurs dépenses de chauffage. L’enseignement supérieur est notoirement défavorisé par rapport à l’enseignement secondaire et l’enseignement primaire. Selon les comparaisons internationales de l’OCDE, le coût moyen annuel d’un étudiant français est de 7500€ alors que la moyenne de l’OCDE est supérieure de 13%, soit 8500€. En fait, l’écart réel est plus grand pour les universités puisque le chiffre français inclut les grandes écoles qui disposent de plus de moyens. Historiquement, l’augmentation des budgets n’a évidemment jamais été parallèle à l’augmentation des effectifs.
- Echographie de l'enseignement supérieur
Le rapport "Eléments d'un diagnostic sur l'Ecole" nous indique que l'enseignement supérieur en France représente 2,2 millions de personnes, soit 7 fois plus qu'en 1960, dont 55% de femmes. La tendance est maintenant, depuis 1995, à la stabilisation comme dans la plupart des pays d'Europe;
Positions et propositions
- Gary Becker et la privatisation de l'université
Prix Nobel en 1992 pour avoir appliqué le raisonnement économique aux décisions courantes de la vie et pas seulement au réglage global du marché ou de la politique macroéconomique, l'américain Gary Becker s’est intéressé en particulier au problème de l’enseignement.
- La régression scientifique
L’attrait des études scientifiques ne cesse de s’affaiblir de façon inquiétante.
lire l'article
Leçons de l'histoire
- Victor Duruy Premiers pas de l'université moderne
DANS le "Mémorial de Sainte-Hélène", Napoléon exprime sa déception pour Fontanes, le responsable de l’université qu’il avait nommé. Trop occupé dit-il, il le laissa stupidement reproduire le conservatisme de l’enseignement supérieur d’Ancien Régime.
En savoir plus
[Haut]
|
|