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septembre 2011
MONDIALISATION ET SOCIETE FRANCAISE

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N°29 - mai 2005

Les politiques de l'emploi contre le travail

  • Dans son incapacité à sortir du chômage, la France n'est pas victime de l'horrible ultra-libéralisme anglo-saxon, mais de sa persistance dans l'erreur économique, à droite comme à gauche.
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Enjeux
  • Les contresens français sur le travail
    La récente prestation du chef de l’Etat sur le référendum a probablement peu modifié la perception que l’on peut avoir du texte de la constitution européenne, mais a servi de révélateur à une certaine forme d’idéologie dominante qui empêche la France de redresser les défis économiques du moment. Tandis que le président de la République voulait persuader ses interlocuteurs que l’Europe allait les protéger de " la mondialisation ultra-libérale ", ces derniers réclamaient sans cesse plus d’emplois publics, d’emplois protégés, de métiers garantis à vie.
  • Travailler pour vivre et non vivre pour travailler
    POUR de nombreuses raisons, le modèle de société centré sur le travail ne marche plus. La tentation est alors grande d'imaginer un système qui donnerait un sens totalement nouveau à l'emploi.
Vu d'ailleurs
  • Le leitmotiv : moderniser l'emploi
    PLACES devant les impératifs de l’ouverture des frontières et de la mondialisation, tous les pays européens ont entrepris depuis vingt ans des politiques destinées à moderniser le marché de l’emploi et à lutter contre le chômage. La revue des résultats obtenus fait apparaître d’impressionnantes divergences dans les méthodes et les performances.
  • Danemark : diviser le chômage par deux
    En dix ans, le Danemark a ramené son taux de chômage de 12 à 6%. D’autres pays européens ont fait aussi bien. Mais c’est la méthode qui suscite l’intérêt. Sous l’appellation de flexisécurité, le système comporte trois éléments :
  • Antony Giddens
    (sociologue, membre du Labour Party)
Dossier
  • L'impuissance française face au chômage
  • S'occuper de l'emploi, enfin
    Ilissos : - Tous les gouvernements ont privilégié la défense de l’emploi, sans résultats. N’a-t-on pas négligé le travail ?
  • Le travail mal-aimé
    ON voudrait retenir, pas seulement pour le plaisir de l'anecdote, que si Karl Marx, l'Allemand, a placé le travail au premier rang, sous diverses formes, dans sa philosophie, c'est un Français, Paul Lafargue, son gendre, qui a écrit le célèbre "Droit à la paresse". Au-delà de l'ironie et du paradoxe, il n'est pas inutile de souligner que ce titre même reflète la relation étrange que la France, depuis des siècles, a nouée avec le labeur.
Positions et propositions
  • La continuité
    MGROVER va mourir de sa belle mort, sans que le gouvernement de Tony Blair ne tente de sauver ce qui fut, il y a vingt ans, l’un des fleurons de l’industrie automobile britannique. Le leader travailliste se situe dans le droit fil de la ligne définie il y a plus de vingt ans, dans un discours, par Margaret Thatcher : "Ce qui s’est passé dans l’industrie automobile britannique depuis les années 50 résume tout ce qui n’a pas marché dans bien trop de secteurs. Des salaires trop hauts pour une productivité trop faible. Des profits insuffisants et, par conséquent, un manque d’investissements. Trop peu de recherche et de développement ".
Leçons de l'histoire
  • Marx avait raison
    LA pensée économique a toujours cherché à fournir aux décideurs des réponses aux crises en cours si bien qu’elle a dû en permanence évoluer et adapter les préceptes anciens aux conditions nouvelles. Keynes ironisait d’ailleurs sur les freins à l’adaptation et à l’évolution écrivant que les dirigeants ne mettent en général en application que des principes économiques conçus par des économistes morts.

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