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N° 61 7ème année - octobre 2008 Analyser l'actualité pour aider chacun à exercer sa
liberté de jugement et d'action dans les affaires de la cité.
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Politique de l'(offreLa lettre n° 57 - avril 2008, p. Le monde s’enfonce doucement mais sûrement dans un douloureux ralentissement de l’activité globale, malgré les performances de la Chine et de l’Inde. L’économie américaine, comme "sonnée" par la crise des subprimes, assiste, pétrifiée, à sa lente chute vers la stagnation, accompagnée d’une inflation croissante. Le cauchemar des économistes et des responsables politiques ! Or l’Europe lui emboîte le pas.Certes, la Fed et la BCE ont réagi vite et bien, mais la menace inflationniste nous rapproche des limites de leur action et, désormais, les responsabilités pèsent sur les gouvernements. George Bush a choisi de réduire la fiscalité, probablement trop peu pour être efficace mais trop fortement au regard de l’état des finances publiques des E.U. Que doit faire l’Europe, que peut faire la France ? Certainement pas une relance par la demande. Les budgets en déficit l’interdisent, mais ce n’est pas la raison la plus fondamentale : il est acquis que la distribution de pouvoir d’achat par la manne publique sert plus les importations que l’activité domestique. La vraie réponse réside dans une politique de l’offre entendue comme un encouragement fort à la compétitivité. Seuls les gains de productivité, issus de l’innovation et des progrès de la gestion des entreprises, peuvent donner aux pays concernés le solide "socle" d’activité leur permettant de résister aux nouveaux compétiteurs, donc de maintenir les emplois sur leur sol et de renouer avec la croissance. Il n’y a pas d’autre choix pour l’Etat. |
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