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N° 86 10ème année - décembre 2012 Analyser l'actualité pour aider chacun à exercer sa
liberté de jugement et d'action dans les affaires de la cité.
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L'Europe entre idéal et réalitésLa lettre n° 7 - mars 2003, p. Ilissos : La «Charte des droits fondamentaux» énumère divers droits économiques, civils et sociaux. Au-delà de cette déclaration de principes, chaque pays demeure attaché à des valeurs spécifiques. Comment définir le socle minimum de libertés capable de créer une citoyenneté européenne? La Charte des droits fondamentaux doit être incluse par la Convention dans le projet de constitution qu’elle prépare. C’est une base solide pour l’Union Européenne. Le socle minimum des libertés qu’implique la création d’une citoyenneté européenne me semble devoir être constitué par les éléments suivants: respect de la personne humaine, état de droits assurant la paix civile, exercice des libertés, solidarité intra-nationale et intra-européenne. Ce sont des valeurs au-delà des libertés.Au-delà d'un "règlement intérieur", la Convention doit tenir compte des cultures démocratiques différentes. Jusqu'où peut aller une démocratie commune? Quelles sont les priorités pour favoriser les convergences? La réalisation d’une démocratie commune sera longue dans une Union, qui comprendra 25 états membres. Chaque état devra chercher à élever son niveau de démocratie. Il sera soumis à la pression morale et politique des Etats plus avancés. Mais c’est la volonté de chaque Etat qui devra se manifester avant tout. L'actualité soumet l'Union européenne à diverses épreuves (Irak, élargissement, déficits budgétaires, etc.). Comment surmonter la cacophonie des positions nationales et la concurrence des Etats membres? Depuis un demi-siècle, la Communauté Européenne, maintenant l’Union, a connu des périodes de désaccords, de crises, de tensions. Peu à peu s’est développée une conscience commune de l’intérêt européen. Les Etats membres ont toujours su, après une crise, reprendre ensemble la route, en particulier grâce à l’action médiatrice de la Commission. Aussi toute la construction de la Communauté européenne apparaît-elle irréversible. A vingt-cinq, les choses ne seront pas plus faciles qu’à six, à douze, ou à quinze Etats membres. Mais les intérêts de ces entités sont trop imbriqués pour qu’ils se séparent. Les pays, aujourd’hui comme hier, sont mus par leur intérêt. L’intérêt est certainement le levier puissant qui entraîne la cohérence des comportements et la cohésion d’ensemble. Je ne néglige pas cependant le rôle de l’idéal d’une Union Européenne. Mais il faudra patience et longueur de temps... |
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Copyright © 2003-2012, ILISSOS.
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