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N° 69 8ème année - octobre 2009 Analyser l'actualité pour aider chacun à exercer sa
liberté de jugement et d'action dans les affaires de la cité.
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la réforme territoriale
Marc DUMAS
Cette observation que l’on trouvait autrefois au bas du carnet de notes d’un élève qui ne donnait pas le meilleur de lui-même, pourrait s’appliquer à une évaluation de la maison France au milieu du torrent de la "Crise" qui sera difficile à franchir sans certaines remises en cause. La IV° et V° république ont périodiquement tenté d’infléchir notre organisation territoriale (Comités d’expansion régionale – Préfets de Région – Districts et Intercommunalités, etc. ) On a souvent cru avoir tout résolu en ajoutant de nouvelles structures politico-administratives à notre maillage "jacobin" départemental. Comme le vent des réformes souffle aujourd’hui un peu dans tous les sens, il serait sage de mesurer nos scléroses "historiques", nos demi-échecs ou nos satisfactions mesurées. Au titre d’élu communal ou de membre de diverses commissions locales, j'ai pu vérifier les distorsions flagrantes qui séparent les projets de l’Etat-nation, la qualité des études, les financements, les lieux de décision et, bien sûr, les attentes du citoyen. Entre Lure, Luberon et Ventoux, dans les années 60, on parlait déjà d’un projet de Parc. Pendant plus de dix ans, le mouvement associatif, souvent combattu ou brocardé par des élus, s’efforça de convaincre les communes de participer à l’invention d’un territoire et à la prise en compte d’une part de sa gestion. La Charte du Parc, révisable tous les dix ans, fut l’outil majeur de la maîtrise d’un espace micro-régional qui a largement dépassé les limites cantonales et départementales. Tout n’y est pas parfait, mais une prise de conscience et des expérience nouvelles ont servi de modèle pour d’autres réalisations, en France et à l’étranger. Contre-exemple majeur de ce qu’avait été la genèse progressive du Parc, une brève visite ministérielle et quelques mois d’études avaient suffi pour décider l’implantation des missiles dans les Monts de Vaucluse. Quand il s’est agi d’abandonner ce site et de le reconvertir, les citoyens locaux ont eu le spectacle d’une véritable caricature de ce que peut faire notre mille-feuilles administratif, avec la lutte entre les ministères ou leur ignorance mutuelle, agrémentée de saupoudrages financiers consolateurs, mais facilement contradictoires, sans réelle prise en compte des investissements immobiliers et des infrastructures du Plateau de Vaucluse. Le Parc atteint aujourd’hui ses quarante ans de maturité. Un élu politique important m’avait dit au moment de l’étude "c’est bien là ton serpent de mer". Il s’agissait plutôt d’un trésor de guerre qui se nommait : espaces naturels protégés, qualité de vie, recherche d’équilibre et d’harmonie dans un aménagement du territoire décidé par les citoyens. Pays, bassins de vie et Régions devraient être le principe de toute réforme à l’heure "européenne", laissant le département à son péché originel de pérennisateur de la pléthore communale. |
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